samedi 21 octobre 2017

À la découverte du Cercle Belfond !






À la découverte du Cercle Belfond !

Le Cercle est une nouvelle collection des éditions Belfond que j'aime tout particulièrement. Elle est parfaite si vous aimez les romans comme ceux de Sarah Lark, Colleen McCullough, Tamara McKinley, Leila Meacham, Kathleen Grissom ou encore les classiques comme Autant en emporte le vent, La Ferme africaine et Beignets de tomates vertes. Il s'agit en général de romans mélangeant le genre historique, le drame, des destins extraordinaires et/ou de la romance. Un mix parfait pour s'évader, être dépaysé(e) et vivre de belles aventures avec des personnages inoubliables !
J'avais envie de mettre en avant cette collection via ses trois dernières parutions !



Les saisons du bonheur - Belva Plain


Traduction : Évelyne et Franck Jouve
Résumé :Bien décidé à être acteur de son destin, Adam Arnring quitte son New York natal, son père immigré juif allemand et ses deux frères pour tenter l'aventure vers l'Ouest. Direction la Californie et le bleu infini du Pacifique. Son voyage n'ira pourtant pas plus loin que Chattahoochee, petite bourgade à la frontière texane. Adam a croisé le regard d'Emma, c'est donc là que son coeur a choisi de poser ses bagages. Héritière d'un grand magasin, couvée par une tante acariâtre, la belle jeune femme est totalement inaccessible à un homme sans le sou tel que lui. Mais, dans l'Amérique de 1900, l'audace est la clé de tous les succès, et le fougueux New-Yorkais n'en manque pas... Une famille unie, des affaires florissantes, la vie pourrait être parfaite. Pourtant Adam sent parfois monter en lui des vagues d'amertume : comment protéger les siens des aléas de l'Histoire et de la vie ? Comment préserver son couple quand la tentation se présente sous les traits de Blanche, sa belle-soeur ? Et que vaut sa réussite sociale quand son propre frère a juré sa perte ?



Chronique : Les saisons du bonheur est une formidable épopée familiale qui vous fera traverser les années et les événements incontournables du XXe siècle.

Dans ce genre littéraire le personnage principal est généralement une femme, Belva Plain casse les codes en mettant en avant le destin d'un homme et celui de son entourage. Un destin qui sera semé d'embûches, de drames, de moments de joie et  d'amour. Dès les premières pages j'ai su que j'allais dévorer cette histoire avec grand plaisir, j'étais littéralement passionnée par l'intrigue, par les protagonistes, par la dimension historique et par les enjeux du récit.

En effet la romancière a le talent de nous faire vivre des grands moments de l'histoire (les deux guerres mondiales, la crise de 1929...) tout en développant la vie et la personnalité de chacun de ses personnages. Nous avons tout d'abord Adam, aîné d'une famille, frappé du surnom de bâtard mais qui ne laissera jamais cet aspect l'empêcher de réussir sa vie, de continuer à avancer et de toujours croire en ses chances. Il y a la belle Emma, l'amour de sa vie, une héroïne courageuse et volontaire qui ne se laisse pas emprisonner par les mœurs de la société. Mais il y a aussi la tante Sabine au fort caractère, Blanche la tentatrice, Jon le frère doux et aimant, Léo le frère dévoré par la haine et la jalousie... Bien plus encore puisque les générations vont se succéder !

Il faut un don certain pour réussir à dépeindre tout un siècle d'Histoire et d'intimité familiale : on s'attache aux personnages avec facilité, notre cœur se sert dans les moments les plus difficiles... J'ai adoré l'écriture de Belva Plain et notamment sa faculté à faire des bonds dans le temps sans que cela perturbe le récit. J'aurais bien entendu aimé rester plus longtemps en compagnie d'Adam et Emma mais ce qui est sûr c'est qu'ils ont eu une magnifique et belle vie ensemble !

En définitive, un roman passionnant qui retrace tout le XXe siècle sous le regard de héros inoubliables.
















Les cœurs brisés ont la main verte - Abbi Waxman



Traduction : Julia Taylor
Résumé :Chargée d'illustrer une encyclopédie botanique, Lili, graphiste de trente-quatre ans, se retrouve inscrite bien malgré elle, par sa boss, à un stage d'initiation à l'art du jardin.  Problème numéro un : Lili n'a jamais rien fait pousser d'autre que des mauvaises herbes. Problème numéro deux : cette timide et indécrottable citadine peine à quitter le cadre rassurant de son foyer depuis le décès de son mari adoré, trois ans plus tôt. Comment pourrait-elle affronter des inconnus armés de binettes et de râteaux ? C'est chaussée de ses plus belles bottes en caoutchouc que Lili se résout à faire face à son destin. Non sans embarquer avec elle ses deux chipies de filles, et Rachel, sa soeur cadette drôle et sexy. Rempotage, compostage et arrosage... Alors que peu à peu les apprentis jardiniers se dévoilent, Lili ne va pas tarder à découvrir les incroyables vertus du terreau sur les coeurs brisés.



Chronique : La collection Le Cercle nous offre ici un beau moment de fraîcheur littéraire : un livre parfait pour rire et se faire plaisir !

Ce que j'aime ainsi dans cette collection c'est le fait qu'on peut choisir selon notre humeur un roman drôle ou dramatique, ici vous avez devant vous un roman pour se détendre, un roman empreint d'espoir, de douceur, un roman qui vous fera sourire tout le long de sa lecture. 

Bienvenue chez Lili, une trentenaire qui essaye de garder la tête hors de l'eau en élevant ses deux filles et ce malgré la mort tragique de son mari. Elle peut ainsi compter sur sa sœur au caractère bien trempé mais aussi sur un coup du destin lui permettant peut-être une seconde chance en amour ?

J'ai trouvé cette lecture attendrissante et vraiment très plaisante : Abbi Waxman respecte ce genre tout en lui donnant une certaine fantaisie. J'ai tout particulièrement apprécié les personnalités des héroïnes qui sont très complémentaires mais toutes aussi amusantes. 

Il faut souligner la qualité des répliques, des dialogues qui apportent un rythme très addictif à ce récit. J'ai passé véritablement un très bon moment : Lili a une capacité à l'autodérision qui empêche l'aspect dramatique de sa situation de prendre le dessus et Rachel est une jeune sœur vraiment très attachante. 

Si vous souhaitez vous changer les idées, vous évader de votre quotidien et terminer une lecture avec le cœur rempli de bonheur, voici le livre qu'il vous faut. Ajoutons à ce bel ensemble le fait que vous allez apprendre des anecdotes et conseils très utiles pour le jardinage! En définitive une très bonne lecture : drôle, touchante et émouvante !
















Un été près du lac - Heather Young


Traduction : Carla Lavaste
Résumé :À la mort de sa grand-tante Lucy, Justine, trentenaire mère de deux fillettes, hérite d'un vieux chalet familial, niché sur les bords d'un lac du Minnesota. Pour la jeune femme, ce legs est un don du ciel, une chance unique de fuir San Diego et les accès de colère de son fiancé. Mais, alors que Justine prend possession des lieux, elle est rapidement happée par l'ambiance étrange de cette bâtisse : ici, le temps s'est arrêté en 1935. Des objets, des photos, des vêtements, tout rappelle cette petite fille disparue à l'âge de six ans, Emily. Et bientôt, Justine découvre le journal de sa grand-tante Lucy, ainsi que la terrible histoire d'une famille détruite par les drames... Que s'est-il passé ce matin de l'été 1935 ? Que savait Lucy de la disparition de sa petite soeur ? Et si c'était à elle, Justine, de trouver la vérité pour libérer les siens d'un secret vieux de soixante ans ?





Chronique : Un été près du lac est à mes yeux le roman le plus tragique et sombre de la collection Le Cercle. Tout repose sur un drame, un mystère, un secret : tout remonte à la surface...

Si vous aimez les romans à suspense, les drames familiaux, les mystères du passé et les secrets qui nous rongent, voici le roman qu'il vous faut ! Heather Young décide d'alterner le point de vue du passé et du présent, de Justine et de sa grand-tante Lucy : tout va être révélé en son heure... J'ai trouvé cette lecture vraiment palpitante du fait de l'ambiance instaurée par la narration : un écrit sous forme de confession d'une part, et des introspections personnelles de l'autre. Un été a changé à jamais la vie d'une famille et les conséquences sont peut-être toujours présentes ?

Après ce roman n'a pas été le coup de cœur attendu pour plusieurs raisons. En premier lieu j'ai eu du mal à m'attacher à une des deux héroïnes : je trouvais Lucy trop distante et Justine pas assez touchante. Cependant j'aimais suivre l'histoire de chacune donc ce manque d'empathie éprouvé envers elles n'a pas empêché le plaisir de lecture.

En second lieu j'ai assez vite deviné le fin mot de l'histoire, ce drame sous-jacent, ce non-dit, ce secret qui a imprégné la vie de Lucy. J'aurais peut-être voulu quelque chose de plus inattendu, de plus surprenant mais en même temps ce secret semblait inéluctable du fait des événements de cet été 1935.
Ainsi Un été près du lac est un roman parfait si vous aimez les romans de Daphné du Maurier ou de Kate Morton du fait de cette ambiance si particulière, de ce drame, de ce suspens mais je n'ai pas réussi à m'identifier aux protagonistes ni à éprouver des émotions inoubliables. C'est donc un roman qui a su me plaire sur l'instant mais qui n'est pas resté ancré en moi après.

En définitive, je vous conseille cette lecture si vous souhaitez vous plonger dans un drame familial avec une vérité terrible à la clé.


vendredi 20 octobre 2017

Le tueur au miroir - Fabio M. Mitchelli

Lu en : V.F.
Résumé : Fasciné par leurs tatouages, il les appâte avec son appareil photo, fige leurs désirs de starlettes sur du papier glacé, puis les tue et s'empare de ce qu'il convoite. Le lendemain, on retrouve le corps de ces jeunes femmes sur les berges du Saint-Laurent, le pubis orné d'éclats de miroir et un morceau de peau découpé. Pour piéger celui qu'à Montréal on appelle déjà « le tueur au miroir », il faut des flics borderline : Louise Beaulieu, qui se fiche des limites et des règles, et Carrie Callan, qui, sous son air bien sage, est un vrai pitbull. Des photographies à clé, un secret de famille, des messages cryptés… Le passé rattrape Louise. Désorientée, elle ment et triche. Et Carrie soupçonne l'impensable : des liens entre l'enquêtrice québécoise et Singleton, le redoutable tueur en série qu'elles ont traqué ensemble un an auparavant.






Chronique : Après Une forêt obscure voici la suite des aventures de Carrie et Louise : une enquête absolument passionnante !

Le tueur au miroir s'inspire d'un véritable fait divers, d'un véritable tueur. Cela rend l'atmosphère encore plus angoissante, l'intrigue encore plus captivante : un page turner addictif qui ne vous laissera pas une seule minute de répit. J'avais beaucoup aimé Une forêt obscure et avec cette suite Fabio M. Mitchelli confirme tout son talent notamment dans le thriller consacré à des serial killers.

Au niveau de l'histoire en elle-même, elle est vraiment prenante du fait des chapitres qui sont courts et percutants, du fait du style propre à l'auteur et par ce serial killer dont les crimes sont absolument terribles. La première partie est plus lente et plus introductive mais le rythme prend de l'envergure et l'ensemble est génial ! On ressent tout le travail de l'écrivain sur le fond comme sur la forme pour rendre ce thriller véritablement unique !

Le gros point fort à mes yeux repose sur ces deux héroïnes, elles renouvellent complètent le style des protagonistes habituels du genre. Elles sont complémentaires et très fortes, elles ont des personnalités fascinantes ! D'autant plus que ce roman permet d'en apprendre énormément sur elles notamment sur Louise qui cache de sombres secrets. Ainsi si l'intrigue propre au serial killer peut se lire de façon indépendante, les protagonistes vont évoluer de manière significative dans cette suite.

En définitive, un thriller dur, violent et diabolique ! Un vrai régal pour tous les amoureux du genre !


Comme de longs échos - Elena Piacentini

Lu en : V.F.
Résumé : Vincent Dussart est sûr de son coup. Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours. Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent. Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…




Chronique : Je découvre Elena Piacentini avec Comme de longs échos, un policier très efficace !

C'est un roman qui a été vraiment très agréable à lire, il ne renouvelle pas les codes du genre mais il comporte tous les ingrédients qui en font son succès. C'est ainsi que la romancière dépeint une enquête fascinante inspirée d'un véritable fait divers. Vous voilà en présence d'un page turner parfait pour se changer les idées !

J'ai fait ainsi la connaissance de Lazaret mais c'est bien le capitaine Mathilde Sénéchal qui a capté toute mon attention. C'est une femme forte, volontaire, opiniâtre et réfléchie. J'ai énormément aimé son personnage et je suis d'autant plus heureuse de découvrir cette auteure avec l'introduction de ce nouveau protagoniste. 

L'enquête en elle-même est très intéressante et addictive. En effet on sent la tension montée au fil des pages, on se demande continuellement comment tout cela peut se terminer, qui est le coupable et quel est le lien entre l'enquête présente et les crimes du passé ? J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le fait qu'il y ait un pont entre deux temps, deux crimes. Il faut aussi ajouter que la narration et les chapitres courts renforcent l'aspect rythmé de l'intrigue.

En définitive, Comme de longs échos est un bon roman policier !


jeudi 19 octobre 2017

The Rain - Virginia Bergin

Lu en : V.F.
Traduction : Sidonie Van den Dries
Résumé : Une pluie mortelle s’abat sur la Terre : l’humanité est menacée de disparition. Ruby, 15 ans, part à la recherche de son père.
Je m’appelle Ruby Morris, et voici mon histoire. Si vous la lisez, vous avez énormément de chance d’être encore en vie.
Question : quand faut-il abandonner tout espoir ?
a) Maintenant. Immédiatement. On est foutus.
b) Dans deux semaines, environ.
c) Jamais.
d) J’imagine qu’il pourrait y avoir un d), mais s’il existe, je ne l’ai pas encore trouvé…







Chronique : The Rain est le premier tome d'un diptyque addictif et très prenant !
 
Bienvenue dans un univers post-apocalyptique, un de mes genres littéraires préférés ! C'est un genre qui permet de mettre en lumière un monde dévasté où les êtres se révèlent tels qu'ils sont vraiment, lorsque tout est dédié à la survie on peut ainsi voir jusqu'où chaque personnage est capable d'aller pour continuer, pour vivre. The Rain est dans la lignée de La Route ou encore La 5e vague : c'est vraiment excellent !

Virginia Bergin s'inscrit donc dans un genre déjà bien installé mais réussit à apporter sa pierre à l'édifice. Tout d'abord du fait de la narratrice : c'est une héroïne terriblement attachante et qui possède un humour très efficace. Pour moi c'est vraiment le gros point fort du roman : ce personnage principal qui fait preuve d'ironie alors que le monde s'effondre autour d'elle, qui doit vaincre la peur de mourir, des autres. Le mélange est parfait entre d'une part un univers sombre et effrayant et d'autre part une personnalité lumineuse, drôle et touchante.

The Rain se lit d'une seule traite, c'est véritablement efficient et passionnant. J'étais tellement attachée à Ruby que j'avais peur à chaque page, je voulais absolument savoir ce qui allait se passer. Il y a ce monde détruit et dangereux, cette quête éperdue pour retrouver un père, des chemins qui se croisent, des rencontres inattendues et des rebondissements : tout est fait pour s'évader complètement !

En définitive, je me suis régalée à la lecture de ce premier tome et j'ai hâte de lire la suite !


Wonder Woman : Warbringer - Leigh Bardugo

Lu en : V.F.
Traduction : Marion Roman
Résumé :Un jour, elle sera la plus grande superhéroïne de tous les temps : Wonder Woman. Mais elle n’est encore que Diana, 17 ans, princesse des Amazones. Quand un bateau explose au large de son île, Diana porte secours à la jeune Alia, bravant ainsi l’interdiction faite aux Amazones d’accueillir des humains parmi elles. Et Diana pourrait le payer d’autant plus cher qu’Alia est une Warbringer : descendante d’Hélène de Troie, elle fait souffler partout un vent de discorde. Ensemble, de New York à la Grèce, les deux jeunes filles vont pourtant tenter de contrer la malédiction qui pèse sur Alia.








Chronique : Leigh Bardugo est une des grandes romancières américaines du genre Young Adult !
 
Un projet a ainsi été lancé permettant à quatre auteurs incontournables du genre de s'approprier l'univers des super-héros. J'ai ainsi hâte de découvrir Batman sous la plume de Marie Lu ou encore Catwoman sous celle de Sarah J. Maas. Voici Wonder Woman version Bardugo ! J'adorais déjà l'idée de départ mais voir le résultat concret est vraiment très enthousiasmant. J'avais entièrement confiance en cette romancière et je ne suis pas déçue du résultat !

Nous sommes aux débuts, avant l'ère Wonder Woman qui n'est encore qu'une adolescente nommée Diana. Princesse des Amazones, elle possède une personnalité déjà extraordinaire : courageuse, volontaire, forte. Elle représente vraiment une héroïne passionnante et je suis heureuse de la retrouver dans un format roman de telle sorte que l'auteure puisse développer encore plus les traits de son caractère, ses pensées ainsi que son histoire pré-superhéroïne. 

L'histoire imaginée est aussi vraiment intéressante et originale, elle permet de mettre en lumière toute la mythologie entourant ce personnage iconique. Au niveau des autres protagonistes, je n'ai pas réussi à apprécier Alia par contre j'ai adoré Théo et Nim pour leur personnalité solaire, ils sont des êtres complémentaires de Diana. Bardugo rend ainsi hommage à l'univers DC tout en y apportant sa patte, cela donne un mélange passionnant. Petit bémol : je pense que le livre aurait gagné en étant moins long et j'ai trouvé la fin assez étonnante.

En définitive, un premier opus surprenant, unique et fascinant ! J'ai hâte de lire le prochain : Batman par Marie Lu !



mercredi 18 octobre 2017

Me voici - Jonathan Safran Foer

Lu en : V.F.
Traduction : Stéphane Roques
Résumé :À la veille de sa bar-mitsva, le fils de Jacob et Julia Bloch est soupçonné d’être l’auteur d’injures racistes, ce qui lui vaut son renvoi du lycée. Pendant ce temps, Julia trouve sur le téléphone de son mari une série de textos pornographiques. On pense aux Scènes de la vie conjugale de Bergman revues par Philip Roth. À une fable délirante à la Mel Brooks. Ou aux deux à la fois. Car dans le monde de Jonathan Safran Foer, tout peut arriver, le meilleur comme le pire. Dans ce roman dont les dialogues crépitent comme des balles, on découvre que la grande et la petite histoire ne font qu’un. On passe ainsi sans crier gare du sacrifice d’Abraham à une théorie de la masturbation, d’un portrait d’Oliver Sacks à une analyse de la situation au Proche-Orient, de l’éloge du désir à la nostalgie du bonheur familial.





Chronique : Me voici est le nouveau roman du grand romancier Jonathan Safran Foer.

J'avais beaucoup aimé son chef d'œuvre Extrêmement fort et incroyablement près, je suis donc heureuse de retrouver cet auteur. Me voici est un roman très exigeant, ce n'est pas le livre parfait pour se détendre ou lorsqu'on a peu de temps devant soi. Il faut prendre le temps de le lire, de le découvrir, de le digérer, de le savourer. Je l'ai trouvé aussi très étonnant par de nombreux aspects, il est original et en même temps il reste dans la lignée des autres livres de l'auteur en touchant des thématiques fortes, modernes et en mettant en lumière le portrait de la société.

L'histoire démarre lorsque tout commence à se désagréger dans une famille. Cette famille a priori normale, banale va faire face à des défis, à des révélations, à des chocs émotionnels. Un fils qui tient des propos racistes, un mari qui reçoit des textos pornographiques, une mère/épouse qui ne comprend plus les siens... L'auteur dépeint avec brio un couple au bord de la rupture, une famille en crise.

En parallèle de ce récit à la fois intime et universel, le romancier croise la petite histoire avec la grande, il mêle les thèmes abordés, des thèmes qui n'ont rien en commun mais qui vont se croiser au fur et à mesure. Le lecteur doit être bien accroché pour suivre les péripéties des personnages ainsi que les réflexions de l'auteur. C'est un roman à la fois extrêmement riche et incroyablement éclectique.

En définitive, voici un roman surprenant, original et complexe, Jonathan Safran Foer aborde avec talent de nombreuses thématiques contemporaines.




L'homme de l'hiver - Peter Geye

Lu en : V.F.
Traduction : Anne Rabinovitch
Résumé :Gunflint, années 1990. Dans cette petite ville du Minnesota sauvage où les rivières deviennent lacs et les lacs rivières (et l’Amérique le Canada), le vieux Harry Eide fugue, désertant son lit de mort pour la forêt profonde. On ne le retrouvera pas. Les deux êtres qui l’ont le plus aimé – Gus, son fils, et Berit, son grand amour longtemps resté en lisière de sa vie – se racontent cet homme qui gouverna leur monde tout en leur échappant.Ainsi s’ouvre entre ces deux cœurs en hiver le récit par­tagé des mois fondateurs, de l’été à l’hiver 1963, où Harry embarqua son fils, alors âgé de dix-sept ans, dans une excur­sion à la manière des pionniers voyageurs, en canoë, pour aller tutoyer la frontière, "passer l’hiver" dans les confins, ex­périence d’isolement extrême et de transmission silencieuse.C’est en se construisant dans un jeu de relais entre Gus et Berit que le roman des Eide, famille récidiviste du déchire­ment et de la rupture, révèle son enjeu : la cohésion de toute une communauté, avec ses faibles et son vrai méchant, ses sales secrets et ses luttes de pouvoir, ses ennemis héréditaires.Et parmi tous ces hommes, droite comme un phare, il y a Berit, à la détermination aussi discrète qu’indéfectible, qui semble d’abord incarner le renoncement et qui s’impose comme un inoubliable personnage de femme d’une force aussi humble que poignante.



Chronique : L'homme de l'hiver est indéniablement une de mes plus belles découvertes littéraires de l'année ! 

Ce roman est parfait pour tous les amoureux de la littérature nord-américaine, du nature writing, des grandes histoires ponctuées de tragédies, d'aventures et d'amour. Les éditions Actes Sud nous font ainsi découvrir un auteur incontournable, un auteur qui saura vous plonger dans des récits inoubliables, avec une plume incomparable et j'espère sincèrement que ce livre remportera un beau succès.

Au niveau de l'écriture, Peter Geye possède un grand talent : des descriptions sublimes, magnifiques des paysages qui forgent un personnage à part entière de l'intrigue; des portraits émouvants de chaque personnage et des dialogues vifs et percutants. Tout cela traduit avec talent par Anne Rabinovitch.

Parlons des protagonistes : je suis tombée sous le charme de Berit, une femme tellement forte qui porte presque le roman à elle toute seule. C'est réellement le genre de personnages que l'on ne peut oublier comme Mary Bee Cuddy dans Homesman (Glendon Swarthout). Les autres personnages sont aussi très intéressants : touchants, complexes, brisés ou sombres selon leur personnalité.

L'histoire est tellement forte, puissante, comme le courant imperturbable de la rivière : elle poursuit sa route et entraîne dans son sillage tous les êtres qui la composent, avec des révélations, des drames, des moments d'une grande tendresse. Il faut bien entendu noter qu'il s'agit d'un roman de nature writing où le rythme n'est pas celui d'un page turner, il est fluide, passionnant du fait des personnages sans chercher des scènes d'action ou des rebondissements à chaque page.

En définitive, L'homme de l'hiver est une de mes plus belles lectures de l'année.




mardi 17 octobre 2017

L'empire de sable - Kayla Olson

Lu en : V.F.
Traduction : Frédérique Le Boucher
Résumé : Comment survivre quand il n'y a plus d'espoir ?
Bientôt adapté au cinéma par Leonardo DiCaprio et la Paramount.

Il suffit d'un grain de sable pour faire s'écrouler un empire.
Une page s'est tournée dans l'histoire de l'humanité depuis que les dérèglements climatiques ont rendu la plus grande partie du globe inhabitable. Puis a eu lieu la révolution orchestrée par les Loups, un puissant groupe armé. Ce jour-là, ils ont pris le pouvoir. Ce jour-là, ils ont tout pris à Eden, qui n'a rien vu venir. La voilà désormais détenue dans un camp de travail sous haute sécurité.
Son seul espoir ? Gagner l'île de Sanctuary dont lui a parlé son père, le dernier territoire encore neutre. Mais quand Eden parvient finalement à y accoster avec d'autres évadés, l'île se révèle encore plus dangereuse que leur précédente prison...





Chronique : L'empire de sable est la dystopie incontournable de la rentrée, une dystopie qui a su charmer Leonardo Dicaprio et je suis sûre qu'elle en fera de même pour vous !

C'est grâce à la très belle chronique de Bettie Rose Books que j'ai décidé de me lancer dans ce livre qui a tous les ingrédients pour me plaire. Dès le départ Kayla Olson nous plonge dans un page turner d'une grande efficacité ! Il est rare de pouvoir à présent sortir du lot face aux nombreuses dystopies dans la lignée du phénomène Hunger Games et pourtant il est indéniable que la romancière apporte sa pierre à l'édifice notamment via la dimension écologique du récit mais aussi grâce aux protagonistes !

Eden est une héroïne absolument parfaite du fait de ses failles, elle possède des grandes qualités comme l'opiniâtreté, la patience, le sang froid mais elle peut montrer parfois des moments de faiblesse qui la rendent terriblement attachante. Si les  personnages secondaires sont intéressants je me suis presque totalement focalisée sur la protagoniste principale.

En plus de ce premier gros point fort, il faut ajouter un univers riche et passionnant ainsi qu'une histoire addictive et prenante. Pour garder parfaitement le mystère je vous laisserai seulement découvrir la quatrième de couverture, à vous de vous plonger dans ce livre pour comprendre sa profonde originalité. Kayla Olson a de nombreuses et excellentes idées pour capter notre attention, donnant presque un aspect thriller à L'empire de sable de telle sorte qu'on ne peut le lâcher tant que la dernière page n'est pas tournée. J'aurais juste aimé que la fin soit plus détaillée par rapport à d'autres passages du livre.

En définitive, croyez-moi : cette dystopie est incontournable et unique en son genre !


Darryl Ouvremonde - Olivier Peru

Lu en : V.F.
Résumé : Collégien à Montréal, Darryl semble être un adolescent ordinaire. Il fugue pourtant toutes les nuits... C'est qu'il a fort à faire dans l'Ouvremonde, où il exerce le métier de journalyste. À dire vrai, il n'est encore qu'apprenti, mais grâce à son courage et son pouvoir sur les Glyphes liant les mondes entre eux, Darryl compte bien écrire un jour pour Le Veilleur, le quotidien le plus  respectable de l'Ouvremonde. À ses yeux, une enquête, c'est une quête ! Hélas, dans certaines quêtes, il arrive qu'on perde un peu plus que des plumes. C'est ce que risquent de découvrir Darryl et son maître, le célèbre Tortup, dont le mauvais caractère n'a d'égal que le talent pour le scoop. Leur prochain artycle les entraîne tous deux sur l'île de Croque- Corbeau car une insaisissable rumeur prétend que les habitants de ce triste bout de terre ont disparu en une nuit. Qu'y a-t-il à découvrir là-bas où jamais personne n'a écrit un bon papier ?



Chronique : J'aimais déjà énormément Olivier Peru, Darryl Ouvremonde confirme encore une fois le talent incroyable de ce romancier de l'imaginaire.

Darryl Ouvremonde est un roman fascinant : un mélange entre fantasy et fantastique, une galerie de personnages attachants, un univers incroyable, des péripéties palpitantes. Tout commence avec Darryl, un jeune homme de notre monde qui s'enfuit de chez lui le soir afin de rejoindre Ouvremonde : un monde extraordinaire où se côtoient science (scyence !) et magie. Les descriptions d'Olivier Peru sont tellement complètes et merveilleuses que j'ai eu l'impression d'y être.

J'ai beaucoup aimé le personnage de Darryl du fait de son courage, de sa curiosité et de sa capacité à croire, à s'émerveiller. En plus de ce protagoniste, j'ai rencontré Dean et Julianne, alors même que leurs aventures se déroulent principalement dans notre monde j'ai autant aimé leurs parties que celle de Darryl. J'étais touchée par Dean, cet être perdu, ce fantôme solitaire qui cherche la vérité. Julianne est aussi une jeune adolescente pour qui j'ai ressenti une grande empathie du fait de sa détresse face à ses dons de medium.  Le lecteur va aussi suivre d'autres personnages notamment du côté sombre du récit...

Olivier Peru réussit parfaitement à faire suivre les différents fils conducteurs de l'intrigue afin de les faire se croiser au fur et à mesure de l'histoire. La narration est extrêmement bien faite de telle sorte qu'on se régale peu importe le point de vue ou le protagoniste. C'est un véritable enchantement pour le lecteur de se plonger dans un tel livre.

Il est impossible de parler de Darryl Ouvremonde sans parler des illustrations. Elles sont toutes uniques, belles et complémentaires de l'histoire. Elles rendent cet ouvrage d'autant plus original et passionnant.

En définitive, un incontournable pour tous les amoureux de l'imaginaire !



lundi 16 octobre 2017

Après la chute - Dennis Lehane



















APRÈS LA CHUTE
de Dennis LEHANE
traduit par Isabelle MAILLET
édifions RIVAGE

Rachel Childs est une ancienne journaliste qui, après s’être effondrée devant les caméras de télévision, vit désormais comme une recluse. Pourtant, elle jouissait d’une situation idéale aux côtés d’un mari idéal.
Jusqu’
à ce qu’une rencontre fortuite lors d’une après-midi pluvieuse fasse voler en éclats sa vie, son mariage et toutes ses certitudes. Rattrapée par une conjuration de mensonges, de violence et de folie, Rachel devra trouver en elle-même des ressources insoupçonnées. À la fois déchirant, haletant, romantique et sophistiqué, Après la chute est un roman d’une grande finesse psychologique et d’une redoutable efficacité. C’est Dennis Lehane à son meilleur.

Dennis LEHANE,

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Dorchester, Boston, Massachusetts, le 04/08/1965
Dennis Lehane est un auteur d'origine irlandaise.
Après des études à Boston (ville récurrente de ses romans noirs), il part à l'Université internationale de Floride pour étudier l'écriture créative. Tout en écrivant son premier livre ("Un dernier verre avant la guerre", 1994), il vit de métiers divers (livreur, libraire, chauffeur).
Ancien éducateur travaillant pour la défense de l'enfance maltraitée, ce thème reste très présent dans ses œuvres.
Il a publié une cinquantaine d'ouvrages, notamment les bestsellers : "Gone, Baby, Gone" (1998) (adapté au cinéma par Ben Affleck en 2007), "Ténèbres, prenez-moi la main"(1996), "Mystic River" (2001), Prix Mystère de la Critique 2003 (roman étranger) dont Clint Eastwood fera un film, qui a obtenu le César du Meilleur Film étranger 2003.

(Source BABELIO)

Grybouille,

Je ne vous apprends rien, un livre c’est d’abord et avant tout une rencontre, après le courant passe ou…pas.
Pourquoi certains nous parlent  plus que d’autres ?
Est-ce notre sensibilité de lecteur ?
Le moment et l’état dans lequel nous nous trouvons ?
L’instant où nous ouvrons le livre ?

Le p’tit Duc pense plutôt au vécu du lecteur, conscient ou inconscient…
Cette vibration qui s’installe, les mots de l’auteur qui nous parlent aux tréfonds de notre être intime.
Le personnage ou les personnages qui vivent des situations longtemps enfouies en nous…
Alors l’alchimie se met en place et tout entre en résonnance.

L’histoire,

Rachel est le personnage principal de ce nouveau roman de Dennis LEHANE.
Elle a été élevée seule par sa mère Elizabeth Childs, écrivaine et enseignante.
Son père ? Il s’appelait James, un éclat de voix, le choc sourd d’une valise lourde trainée dans l’escalier, un moteur de voiture et puis… le silence.
Elle avait 3 ans.
Elisabeth à Rachel : « Alors, à partir de maintenant, on ne parlera plus de lui, d’accord ? »

Lors de sa dernière année de Fac, Elizabeth meurt dans un accident de voiture.  Le nom de son père sera la seule information laissée par sa mère.
Sa licence en poche, elle entame une carrière dans le journalisme, la presse écrite puis une chaine « Channel 6 ».

A 21 ans, elle décide de partie à la recherche de son père, un nom « James », une profession « enseignant ». Rachel prend contact avec un enquêteur Brian Delacroix en 2001.

« Rachel est dans le miroir. »

Sa jeune vie est émaillée de rencontres, de désillusions, de crises d’angoisses, les psy, ce terrible tremblement de terre en Haïti de 2010 qui sera un enterrement de première classe pour sa vie de reporter, d’un divorce, une vie de cloitrée et retour dans sa vie de…

Et tout part dans un thriller à la Dennis Lehane.

Des personnages,

Rachel, « Seule, du mauvais côté du miroir »
Jeremy James, un espoir, un avc, un souffle…
Maddy la seconde femme de Jeremy, « …on n’a jamais ce qu’on veut, dans la vie, juste ce que l’on peut endurer »
Patrick Mannion, « Ce sentiment de sécurité dont tu avais besoin, j’ai toujours essayé de te le donner »
Le Docteur Browner, « …aimeriez-vous savoir qui était votre papa ? »
Elizabeth, « …c’est juste mon donneur de sperme » et « Cherche toi dans ses yeux »
Brian pour Caleb, « C’est l’incarnation même de la pensée positive »
Ned, « On joue à quoi ? »
Melissa, Caleb, Haya, Andrew, Lars…


Un livre qui débute par la FIN ? Pas si simple…
 Il faudra le lire pour comprendre cet hameçon à destination des lecteurs (trices).

A tous ceux et celles qui, sur leur chemin, ont eu à lutter contre cet oiseau qui bat des ailes dans leur  poitrine. Mais aussi aux autres qui veulent les aider…

Bises,