mardi 23 mai 2017

S'accrocher aux étoiles - Katie Khan

Lu en : V.F.
Traduction : Marie Hermet
Résumé : Dérivant dans l’espace, Carys et Max n’ont plus que 90 minutes d’oxygène disponibles. 90 minutes durant lesquelles, de toutes les façons imaginables, ils vont tenter de sauver leur vie. Parce qu'ils ne peuvent pas se perdre maintenant. Pas après ce qu'ils ont traversé. Accrochés l’un à l’autre, ils regardent la planète bleue s'éloigner, se souviennent de leur rencontre, et évoquent le monde qu’ils laissent derrière eux : une société prétendument idéale, une utopie révolutionnaire où, au nom du progrès et de l'avenir, l'amour véritable a été banni. Le meilleur des mondes, leur a-t-on répété. Mais peut-on, au nom d'un intérêt supérieur, oublier ce qu'on est, ce qu'on a été, ce qu'on aurait pu être ?

Je remercie les éditions Super 8 pour cette lecture !




Chronique : Imaginez que le film Gravity soit mélangé à une romance ? Voici S'accrocher aux étoiles : un roman très original et émouvant !

Ce roman est extrêmement fort, personne ne peut en sortir indemne car il fait appel à des sentiments ancrés en chacun de nous. Vous n'avez jamais lu une telle d'histoire d'amour car elle est unique et universelle à la fois. L'auteure aurait pu choisir d'écrire une dystopie traditionnelle ou un roman d'anticipation classique où deux êtres cherchent à s'aimer malgré l'interdit établi par la société mais elle amène le lecteur et ses personnages à prendre de la distance, à mettre en perspective le récit et ce dans les étoiles, loin de la Terre...

Tout le long de ce livre il y a cette peur, cette détresse, ce drame en suspens : il ne reste que 90 minutes à nos deux héros. Que vont-ils faire de ce temps si précieux ? Tenter de survivre ou vivre à plein temps ce peu d'instant ? Ils veulent changer leur monde, ils veulent s'aimer, se tenir la main, espérer... C'est dès lors un récit addictif car nous souhaitons savoir comment cela va se terminer mais aussi parce qu'on adore ces deux protagonistes.

C'est l'histoire d'un amour interdit, d'un monde brisé, de 90 minutes de vie, d'espoir, de volonté et de courage. C'est un roman qui accroche la substantifique moelle de l'instant et des sentiments : les points de vue s'alternent, le passé et le présent s'harmonisent pour donner à ce peu de temps une importance capitale.

En définitive, j'ai beaucoup aimé ce roman car il sort complètement de l'habituel et saura vous toucher en plein coeur !



Nuit noire - Renata Adler

Lu en : V.F.
Traduction : Céline Leroy
Résumé :  « Ce que je regrette d’avoir perdu, c’est cette photo de lui, la seule qui soit belle. Ce que je regrette d’avoir perdu chez le cordonnier, c’est le ticket pour mon imperméable. Ce que je regrette d’avoir perdu, c’est la valise avec les lettres. Ce que je regrette d’avoir perdu, c’est le temps, ou l’inventaire des choses perdues, ou la conscience de toutes les choses qui ne sont pas perdues. » D’une maison de campagne à un appartement en passant par un voyage dans la campagne irlandaise, Nuit noire suit les revirements et les évolutions d’une histoire d’amour entre Kate Ennis, la narratrice, et un homme marié qui hésite encore à quitter sa femme. Humour et émotion se conjuguent dans ce roman où le bruit du monde, les anecdotes, les réflexions font écho à l’exploration d’une expérience intime.




Je remercie les éditions de l'Olivier pour cette lecture !


Chronique : Nuit noire est un roman unique dans sa construction et m'a permis de découvrir la romancière Renata Adler.

Je ne sais par où commencer, ni comment décrire mon impression de lecture. L'intrigue est très décousue, je dirai même que l'auteure n'a pas voulu écrire une histoire car c'est celle si connue et si critiquable de l'adultère. Au lieu de se focaliser de façon omniprésente sur le passé, au lieu de se concentrer sur le présent, l'auteure met en avant le ressenti et les émotions de son personnage principal.

Il y a un voyage, une fuite en avant de Kate, une volonté de passer à autre chose, d'oublier cette histoire d'amour, d'oublier cet espoir vain de voir son amour quitter enfin sa femme pour elle. J'ai été sceptique à certains moments et ce d'autant plus de voir une femme qui paraît indépendante être complètement obnubilée par ce futur hypothétique avec un homme déjà pris. On ne choisit pas vers qui notre amour se porte mais peut-être peut-on choisir de couper le lien et d'avancer ? Après des années, c'est le choix que fait la narratrice.

Ce roman n'a pas su forcément me fasciner, il peut plaire pour ceux qui aiment un style unique et bien construit avec de nombreuses introspections et descriptions d'émotions. Pour ma part le fait de décrire des émotions n'amène pas le lecteur à les ressentir forcément. Dès lors c'est un très beau texte traduit par Céline Leroy mais ce ne fût pas pour moi une lecture émouvante.

En définitive, un roman très intime, très intéressant et au style assuré mais qui n'aura pas su néanmoins me bouleverser.


lundi 22 mai 2017

Cueilleuse de thé - Jeanne-Marie Sauvage-Avit

Lu en : V.F.
Résumé : A 20 ans, Shemlaheila travaille dans une plantation de thé au Sri Lanka, sous la direction de l'horrible contremaître Datu Guemi. Suite au décès de sa mère, la protégée du responsable de la plantation, la jeune femme décide de s'enfuir. Son projet ? Aller en Grande-Bretagne d'abord, pour apprendre à parler anglais et pouvoir revenir ensuite à la plantation comme vendeuse. Mais le chemin est rude pour parvenir à ses rêves...  Du Sri Lanka à Londres, à la découverte d'un pays complètement différent du sien, Shemla va découvrir une autre culture, d'autres personnes, et surtout d'autres envies. La cueilleuse de thé qu'elle a toujours été choisira-t-elle de revenir au pays, ou de se créer une nouvelle vie ?

Je remercie les éditions Charleston pour cette lecture !





Chronique : Le Prix du livre romantique nous offre toujours une belle pépite, voici Cueilleuse de thé : un roman propice au voyage et au dépaysement !

La thématique choisie par Jeanne-Marie Sauvage-Avit est très atypique et originale, j'ai énormément apprécié ce choix car cela m'a permis de découvrir un monde que je ne connaissais pas. Le fait d'apprendre, de découvrir pendant une lecture tout en se régalant de la partie fictive du livre est vraiment un régal pour moi et ce fût le cas avec ce roman. J'ai été fascinée par le cadre spatial : le Sri Lanka est extrêmement bien décrit par l'auteure, j'avais l'impression d'y être et j'ai aussi beaucoup aimé le fait de voyager par la suite.

L'héroïne est sûrement l'élément central et le gros point fort de l'histoire : c'est une jeune femme qui possède une opiniâtreté incroyable, un courage solide et une volonté de fer. Je suis toujours admirative de ces femmes qui sont capables d'aller au bout de leurs rêves, ce sont des modèles d'inspiration à l'image de Scarlett O'Hara par exemple. Ici Shemlaheila ne veut pas être définie par une fonction, ne souhaite pas être condamnée par un destin prédéterminé, elle va donc se battre pour une nouvelle vie.

Je peux donc affirmer que pour cette troisième édition du Prix, c'est encore une belle trouvaille et une excellente découverte. Les éditions Charleston savent trouver des belles intrigues pour faire voyager son lectorat, cette lecture fût ainsi très rapide car addictive j'aurais même aimé que le récit soit plus long !

En définitive, Cueilleuse de thé est un roman original par son cadre spatial et fascinant par son personnage central.


Miss Cyclone - Laurence Peyrin

Lu en : V.F.
Résumé : Coney Island, là où New York se jette dans la mer, est un endroit enchanteur l’été, avec sa fête foraine légendaire, et fantomatique l’hiver quand les manèges sont à l’arrêt. C’est là qu’Angela et June, 16 ans, ont grandi ensemble. Deux jeunes filles vives et joyeuses, que rien ne destinait à s’entendre, et que rien ne peut séparer. Mais une nuit, la nuit où toute la jeunesse new-yorkaise pleure la mort de John Lennon, leur vie prend un tour inattendu : Angela, par un mélange de fatalisme et d’innocence, accepte de son petit ami ce qu’elle ne voulait pas vraiment. Parce qu’elle n’ose pas en parler à June, son silence devient un secret… Et leur destin à toutes les deux en sera changé à jamais.



Je remercie les éditions Calmann-Lévy pour cette lecture !






Chronique : J'avais lu et adoré La Drôle de vie de Zelda Zonk, c'est donc avec grand plaisir que j'ai lu Miss Cyclone, le nouveau roman de Laurence Peyrin !

La romancière sait mélanger l'intime et le mystère, sait passionner le lecteur autant par l'histoire des personnages que l'intrigue principale. Miss Cyclone se compose de quatre parties qui sont équilibrées, fluides et très bien construites. On suit avec curiosité et empathie l'évolution des deux héroïnes, deux grandes amies qui vont voir leurs existences complètement chamboulées par le poids des secrets.

La force de ce roman repose sur ce réalisme autour des protagonistes, des êtres qui ne sont pas des héros sans failles, courageux et parfaits; ils sont remplis de défauts, ils sont humains. Leurs choix ne sont pas toujours poussés par l'altruisme et la bravoure. Il est vrai que par moment cela engendre un certain agacement car nous souhaitons voir un changement radical mais Laurence Peyrin fait le choix de la vraisemblance, de la sincérité et c'est ce qui rend ses romans uniques et ses héroïnes terriblement attachantes.

L'écriture est toujours aussi agréable, elle met en valeur le récit et permet d'apprécier un style assuré tout en faisant défiler les pages avec avidité. Miss Cyclone est donc une très belle continuité de l'œuvre de l'auteure même si je garde une petite préférence pour son premier. C'est un parfait roman à emmener sur la plage !

En définitive, l'été approche : prévoyez Miss Cyclone dans votre valise !


dimanche 21 mai 2017

Le Chercheur de vérité - James Robertson

Lu en : V.F.
Traduction : Céline Schwaller
Résumé :  Alan Tealing est professeur de littérature anglaise. Sa vie est en suspens depuis la mort, vingt ans auparavant, de sa femme et de sa fille, tuées dans un attentat inspiré par celui de Lockerbie en 1988. Alan est totalement obsédé par “l’Affaire”. Il ne peut plus rien faire de sa vie. Il ne croit pas à la culpabilité de l’homme désigné par l’enquête. Au fil du temps, les documents et les preuves qu’il accumule finissent par remplir une pièce entière de sa maison. Quand un agent de la CIA atteint d’un cancer en phase terminale frappe à sa porte et lui offre l’adresse d’un témoin, il ne peut que partir à la recherche de la vécrité.



Je remercie les éditions Métailié pour cette lecture !





Chronique : Je découvre la plume de James Robertson avec un roman d'une grande force narrative.

Le chercheur de vérité est un titre parfait qui met en exergue la thématique centrale de ce roman. Il s'agit de l'histoire d'un homme qui poursuit une vérité, peut-être sa vérité et qui est possédé entièrement par cette recherche. La perte de sa femme et de sa fille a totalement brisé sa vie et dès lors la survie prend le dessus et part en quête d'une raison de continuer à avancer. Alan Tealing trouve ce motif dans l'Affaire et veut par dessus tout découvrir les raisons et les véritables coupables de l'attentat qui a tué sa famille.

Ce roman est très puissant car il mélange à la fois le thriller et le roman intimiste. L'auteur ne se contente pas de décrire la poursuite de véracité, les rebondissements et les questionnements, le romancier va plus loin et apporte une touche d'émotions intenses. En effet il y a des passages très forts où le lecteur voit à quel point cette obsession est comme le battement de cœur qui permet au personnage principal de vivre. Il en est que plus attachant et on ne peut ressentir qu'une grande empathie envers lui.

Durant tout le long de ma lecture je me suis demandée si cette enquête était méritée, si elle était ou non le fruit d'une addiction. Vous serez complètement happé au point d'être à votre tour focalisé sur votre livre en oubliant tout le reste. C'est efficient, fascinant et immanquable.
 
En définitive, une excellente lecture qui démontre encore une fois que les éditions Métailié trouvent toujours de belles pépites !


La Librairie de l'île - Gabrielle Zevin



















La Librairie de l’île
de Gabrielle Zevin
traduit par Aurore Guitry

A.J. Fikry a l’un des plus beaux métiers du monde : il est libraire sur une petite île du Massachusetts. Mais il traverse une mauvaise passe. Il a perdu sa femme, son commerce enregistre ses pires résultats depuis sa création et il vient de se faire dérober une édition originale et précieuse. A.J. s’isole au milieu des livres jusqu’au soir où il découvre un couffin devant sa librairie. Un bébé que sa mère a abandonné là avec un mot : « Je tiens à ce qu’elle grandisse entourée de livres et de gens pour lesquels la lecture compte. » Réticent au premier abord face à l’ampleur de cette mission, le libraire tombe rapidement sous le charme du nourrisson et entrevoit avec lui la possibilité d’un nouveau bonheur.

Gabrielle ZEVIN,

Et si la vie valait bien qu’on lui accorde une seconde chance ?
Gabrielle Zevin, née en 1977, est écrivain et scénariste. Diplômée de Harvard en littérature anglaise et américaine, elle vit à Los Angeles et a déjà publié huit romans aux États-Unis, dont quelques-uns pour la jeunesse, qui ont été traduits en France et publiés chez Albin Michel. La Librairie de l’île a paru sous le titre L’Histoire épatante de M. Fikry & autres trésors chez Fleuve Éditions en 2015.

(Source : Les éditions POCKET)

Grybouille,

Piqure de rappel pour tous, allez, hop !
J’en vois qui veulent se défiler, pas de trainard, en rang… Le p’tit Duc veille aux grains.

Ce roman a connu d’autres titres « The storied life of A.J. FIKRY » et « L’histoire épatante de M.Fikry & autres trésors ».
Les éditions POCKET reprennent le flambeau et mettent à la portée de toutes les bourses un roman qui mérite d’être lu, partagé et discuté. Magnifique, épous…touflant.

Il n’y rien de plus difficile, à mon humble avis, que de rendre intéressant l’histoire d’une Vie, c’est un peu ce que nous menons tous sur des chemins différents soit, alors…

L’histoire,

C’est ici que Gabrielle ZEVIN nous emmène sur une petite île du Massachusetts, Alice Island. Son personnage principal A.J. Fikry y est libraire.
Nous le retrouvons à un moment terrible, son épouse Nic vient de décéder. Les cinquante-six mètres carrés de la librairie de l’île semblent bien moroses mais « Nul homme n’est une île ; chaque livre est un monde », alors Gabrielle ZEVIN met sa petite étincelle et tout s’embrase…

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Les personnages,

Maya, la petite étincelle
A.J, passionné, tendre, sensible, une bien belle âme
Amelia Loman, nouvelle dans le monde de l’édition, première visite, elle tombe sur un ronchon…
Ismay, Daniel Parih, Lambiase, le père noël, Leon Friedman, Leonora, les lecteurs et lectrices de l’île.

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 « Ça n’a pas grand-chose à voir avec l’écriture mais… il se peut qu’un jour, tu penses à te marier. Choisis celui qui ne verra que toi dans la pièce. »

« Les choses qui nous émeuvent à vingt ans ne sont pas forcément celles qui nous touchent à quarante ans et vice versa.  C’est valable pour les livres comme dans la vie. »

Ici pas de syndrome de la page blanche, tout s’enchaine pour le plus  grand plaisir des lecteurs (trices).

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Merci à Léa pour ce beau cadeau, j’ai eu une très belle lecture hors des sentiers battus.

Bon le p’tit Duc part vers de nouvelles aventures,
@ Bientôt,


samedi 20 mai 2017

Sous la lumière - Abbi Glines

Lu en : V.F.
Traduction : Pauline Vidal
Résumé :  Willa ne peut effacer les mauvais choix qu’elle a faits par le passé. Des erreurs qui lui ont fait perdre ses deux meilleurs amis et sans doute son premier amour. Brady et Gunner font tous deux partie de l’équipe de football de la petite ville de Lawson, en Alabama. Au fil du temps, Gunner se montre plus compréhensif avec Willa, tandis que Brady ne veut plus entendre parler d’elle. Alors que des secrets inavoués remontent à la surface, les coeurs se brisent et se guérissent. Même si elle risque de perdre ses amis pour toujours, Willa acceptera-t-elle de mettre la vérité sous la lumière ?



Je remercie les éditions Hugo cette lecture !






Chronique : Après mon avis positif pour Dans un silence, voici mon avis sur Sous la lumière d'Abbi Glines !

Si j'ai vraiment bien aimé Dans un silence, Sous la lumière n'a pas su autant me convaincre notamment du fait des personnages et du triangle amoureux. Ce dernier manque de sincérité, de passion, j'ai eu l'impression que l'auteure avait voulu reprendre un canevas assez classique du genre mais sans pour autant chercher à lui donner une pleine amplitude. Dès lors cela sonnait faux et l'auteure décide même de le passer un peu sous silence.

Willa est l'héroïne de cet opus, c'est une jeune adolescente qui a vécu des expériences très difficiles et qui cherche à se reconstruite; Gunner, son meilleur ami, est le beau gosse de l'histoire, Brady est lui aussi un populaire mais avec un caractère plus difficile à cerner, plus indécis. Le trio ne fonctionne pas à mes yeux, j'ai trouvé que l'auteure ne développait pas vraiment leur histoire, que les personnalités n'étaient pas assez marquées, que les sentiments n'étaient pas assez présents.

Ainsi cela manque d'intensité et en plus l'auteure n'a pas réussit à tout mettre en place, à tout dérouler ce qui donne l'impression que tout est traité en surface. Je n'ai pas ressenti d'empathie pour les protagonistes et je me suis parfois vraiment ennuyée. J'ai donc hâte de voir si le prochain opus va être aussi fort que Dans un silence ou aussi plat que Sous la lumière.

En définitive, une vraie déception pour cet opus, je vous conseille plutôt Dans le silence.


Driven [Tome 5] - K. Bromberg

Chronique de Scarlett
Résumé : Ébranlée par le décès soudain de sa soeur, Haddie Montgomery a renoncé à toute relation amoureuse sur le long terme. Tout ce qu’elle attend de Beckett Daniels, c’est une histoire qui reste légère, sans attache. Alors pourquoi n’arrive-t-elle pas à se débarrasser du souvenir de leur incroyable nuit ? Ni du goût de ses baisers sur ses lèvres ? Déterminée à éviter toute implication romantique elle envisage même de se servir de la réapparition de son ex (un bad boy qui l’a laissée tomber sans un mot) pour l’aider à éteindre la flamme qui brûle en elle, cette flamme que Beck a allumée… Finira-t-elle par accepter qu’un tel amour est peut-être un risque à prendre ?
Traduction : Claire Sarradel

Merci aux éditions Hugo pour cette lecture !





Chronique :


« Souviens-toi, Had. Le temps, c’est précieux. Perds-le intelligemment.»

Driven , de K Bromberg fait partie des sagas Hugo que j’ai vraiment appréciées au même titre que les mythiques « Beautiful » ou « Fight for Love ». Alors un nouvel opus qui sort, forcement je me porte volontaire pour le lire haha ! 
Et me voilà plongée dans l’histoire d’Haddie Montgomery la super copine de Rylee . Haddie , c’est cette jeune femme pleine de joie de vivre , drôle et fantasque que l’on retrouve au mariage de Colton et Rylee . La jeune femme est demoiselle d’honneur et le soir des noces, un peu gaie, un peu ivre elle craque pour Beckett le témoin du marié et son meilleur ami. Un peu cliché me direz-vous, pas vraiment, et puis Haddie a changé, elle est plus fragile, un voile de tristesse semble recouvrir sa personnalité joyeuse. On découvre alors qu’elle est en deuil de sa sœur ainée Lexi décédée quelques mois plus tôt d’un cancer du sein.  
L’histoire se complique parce qu’Haddie est très attirée par Beckett Daniels , le fameux témoin, et qu’elle s’est jurée de ne pas s’investir dans une relation au risque de faire souffrir quelqu’un si elle venait elle aussi à être malade. Et on se retrouve dans un jeu de « tu m’attires donc je te fuis pour t’éviter la souffrance ».
Il se trouve que Becks est un jeune homme tranquille et très déterminé. Il est posé et rassurant tout en étant très sur de ce qu’il désire, et là ce qu’il veut c’est une relation plus sérieuse avec Haddie. C’est un mec à l’aise dans ses baskets entouré d’une famille aimante et sans vraiment de problème, si ce n’est le casse tête que représente l’attitude d’Haddie. Son attitude « je sais ce que je veux et je ne dévie pas de ma trajectoire »  est sexy et rassurante et cela nous change des bad boys torturés.
On croise bien sur Colton et Rylee avec plaisir. La famille de Haddie est très présente avec sa mère, elle aussi victime en rémission du cancer du sein, Danny le beau-frère d’Haddie , jeune  veuf dévasté par le chagrin et sa fille la petite Madddie à qui Haddie accorde beaucoup de temps et d’affection pour l’aider à surmonter le chagrin et l’absence de sa maman. Elles ont toutes les deux une chouette devise : « Des cœurs et des talons » et il vous faudra lire le livre pour comprendre ce que cela signifie vraiment.
Au-delà de la romance, l’auteur nous expose dans ce livre le délicat problème du  cancer, du cancer du sein particulièrement avec tout se qui en découle : les examens médicaux, la peur, l’attente des résultats, les traitements. Un autre sujet sensible est abordé avec justesse c’est celui du deuil, de l’absence. Rassurez-vous le Driven saison 5 reste une vraie romance avec ses scènes très waouh comme par exemple celle des jell -o shots tequila sunrise. La performance de l’auteur est dans le mélange bien dosé et réussi d’une belle rencontre avec des personnages sensuels, canons  et attirants et des moments de leur vie plus dramatiques, tristes et tout ce cocktail nous rend les protagonistes proches.
Un très bon moment de lecture à savourer, ah et puis j’ai retenu cette expression que je me permettrai d’empêtrer à l’auteur « la connassitude de l’extrême » j’adore !
 
 "Et l’impertinente qui veille en moi ne peut s’empêcher de penser : « Bienvenue dans l’esprit d’une femme. "


vendredi 19 mai 2017

Leopard Hall - Katherine Scholes

Lu en : V.F.
Traduction : Laurence Videloup
Résumé :Anna Emerson, secrétaire de vingt-cinq ans, s'apprête à quitter Melbourne pour retourner sur sa terre natale du Congo : Karl, son père qu'elle n'a pas revu depuis dix-huit ans, est malade. Sur le lit de mort du vieil homme, Anna fait un serment : veiller sur Leopard Hall, sa villa remplie d'oeuvres d'art pillées aux Africains. Mais tout est remis en question lorsqu'elle découvre que Karl n'est pas son père biologique. Pourquoi sa mère ne lui a-t-elle rien dit ? En quête d'indices sur son passé, Anna se lance sur les pistes aux côtés d'Eliza, mystérieuse photographe américaine. Mais dans ce pays fraîchement indépendant, livré aux rebelles simbas, les tensions sont vives, parfois sanglantes, et les deux femmes voient leurs chemins se séparer brutalement...

Je remercie les éditions Belfond pour cette lecture !




Chronique : Vous aimez les romans dans la veine de La Ferme africaine de Karen Blixen ? Vous allez adorer Leopard Hall et la nouvelle collection Le Cercle chez Belfond.

J'aime beaucoup ces grandes sagas mettant en avant des femmes fortes et des destins incroyables. C'est un appel au courage et au voyage, à la détermination et à la passion. Tous les ingrédients sont présents pour une grande épopée aux côtés de la jeune Anna qui va devoir retourner sur sa terre natale en Afrique. La romancière n'hésite pas à mélanger l'intrigue personnelle de l'héroïne avec l'histoire passionnante du Congo. Préparez-vous pour une belle aventure !

Je trouve cette nouvelle collection extrêmement prometteuse et sa première publication est une belle pépite du genre. J'ai adoré le personnage principal pour son opiniâtreté et sa volonté, j'ai adoré ses nombreuses péripéties, sa faculté d'affronter les difficultés, c'est une héroïne dans le genre de Scarlett O'Hara. J'ai aussi beaucoup apprécié le personnage de Dan qui est très intéressant et charismatique.

Ce type de roman est parfait pour l'été : cela mélange l'Histoire, l'aventure et la romance avec harmonie. Il faut aimer ce style mais je pense vraiment qu'il s'agit du genre parfait pour s'évader et se régaler au soleil, un très bon moment de lecture malgré quelques descriptions et longueurs qui permettent néanmoins de bien implanter le cadre.

En définitive, une lecture estivale parfaite pour se détendre et voyager !