samedi 24 février 2018

Harold et les dragons - Cressida Cowell

Lu en : V.F.
Traduction : Antoine Pinchot
Résumé : J’aurai dû capturer une créature féroce, laide et méchante… Mais je me retrouve avec Krokmou, le dragon le plus petit, minuscule et ridicule que vous ayez jamais vu. De quoi j’ai l’air, moi, avec un dragon flemmard, qui ne m’écoute pas et ne lève jamais sa petite griffe  ? Ce n’est pas comme si, en tant que fils du chef, Stoïk la Brute, je n’avais pas deux fois plus la pression  ! Alors, vous vous demandez tous comment Harold l’Incapable est devenu le grand Harold Horrib’Haddock, héros incontesté des Vikings  ? Eh bien, voici le secret de ma réussite  !








Chronique : Harold et les dragons est une de mes séries littéraires préférées dans le genre de la littérature jeunesse ! Je suis heureuse de voir cette saga être remise en avant via cette très belle réédition !

Vous avez aimé le film d'animation Dragons ? Alors il est temps de lire le livre à l'origine de cet excellent film ! C'est à mes yeux un livre parfait pour les enfants et même les grands enfants car à 23 ans j'ai encore pris beaucoup de plaisir à redécouvrir cet univers !

Pourquoi cette saga est absolument géniale ? Parce qu'elle est fascinante et passionnante : il y a de l'aventure, de l'humour, des dragons ! On ne peut qu'aimer le personnage d'Harold qui n'arrive pas à trouver sa place dans une société Vikings où la force physique est essentielle. Harold est quant à lui un héros intelligent, ingénieux et très attachant.

Ensuite j'aime énormément le mélange entre le texte et les images, la lecture est d'autant plus vivante et amusante via cette combinaison. Je dois aussi avouer que je suis une grande adepte des histoires avec des dragons et que je ne pouvais qu'adorer une telle histoire.


En définitive, je vous recommande chaudement de (re)découvrir cette série !


vendredi 23 février 2018

Juste après la vague - Sandrine Collette

Chronique de Scarlett
Résumé : Une petite barque, seule sur l’océan en furie.  Trois enfants isolés sur une île mangée par les flots. Un combat inouï pour la survie d’une famille. Il y a six jours, un volcan s’est effondré dans l’océan, soulevant une vague titanesque, et le monde a disparu autour de Louie, de ses parents et de ses huit frères et sœurs. Leur maison, perchée sur un sommet, a tenu bon. Alentour, à perte de vue, il n’y a plus qu’une étendue d’eau argentée. Une eau secouée de tempêtes violentes, comme des soubresauts de rage. Depuis six jours, ils espèrent voir arriver des secours, car la nourriture se raréfie. Seuls des débris et des corps gonflés approchent de leur île. Et l’eau recommence à monter. Les parents comprennent qu’il faut partir vers les hautes terres, là où ils trouveront de l’aide. Mais sur leur barque, il n’y a pas de place pour tous. Il va falloir choisir entre les enfants. Une histoire terrifiante qui évoque les choix impossibles, ceux qui déchirent à jamais. Et aussi un roman bouleversant qui raconte la résilience, l’amour, et tous ces liens invisibles mais si forts qui soudent une famille.


Chronique :




«Elle n’imagine pas que la nécessité puisse avoir raison de la douleur de cette façon-là , avec tant d’indifférence et de renoncement .»

Sandrine Collette nous amène dans chaque roman dans des univers très différents mais toujours dans des environnements grandioses, des steppes arides, des montagnes somptueuses et là dans ce dernier opus face à un océan infini. En effet dans « Juste après la vague » l’auteur nous installe auprès de cette famille nombreuse qui après une vague gigantesque se retrouve isolée sur une terre qui diminue à vue d ‘œil. Devant le désastre à venir, il faut faire des choix, qui part, qui reste et attend, et ceux-ci forcement impacteront la vie de tous les protagonistes de cette histoire.

Dans cette famille il y a bien sur les parents Pata et Madie. Lui, le père est pragmatique, attentiste et quand finalement il doit prendre une décision, il hésite peu. Il fait des choix par nécessité, en toute logique et essaye d’agir de manière fonctionnelle sans trop d’état d’âme pour la survie de tous. Madie , la mère qui plus instinctive pensait qu’il fallait s’enfuir après la vague et elle se rétracte devant un choix impossible pour elle , elle est une lionne , une louve pour ses petits , mais les décisions prises la laissent à un moment donné sur le bord de la route , détruite , laminée.

Il y a aussi la fratrie, ceux qui sont du voyage parce que les parents devant choisir, les ont estimés plus forts ou trop jeunes pour rester seuls. Les ainés Liam et Mattéo qui, dans la barque qui les emmène vers un ailleurs plus serein, rament du mieux qu’ils peuvent pour aider le père ; et les plus jeunes Sidonie, Emilie, Lotte et Marion  les bébés.

Et restés à la maison, sur ce qui reste de terre il y a la gentille Perrine qui a perdu un œil, Louie et sa jambe boiteuse et Noe le petit bonhomme. « La borgne, le nain et le boiteux » voilà ce que pense Louie désespéré quand il comprend que ses parents l’ont laissé sur ce bout de terre .Ces trois jeunes enfants doivent absorber à la fois un sentiment d’abandon , des éléments climatiques violents et apprendre à se protéger seuls .Bien sûr, les parents ont promis de revenir les chercher mais plus les jours passent et plus ils se sentent abandonnés et furieux contre ceux qui sont partis en les laissant si jeunes encore devant un cataclysme qui les dépassent .

Ce récit alterne entre les deux situations .D’une part ce qui se vit sur la barque où dans un confinement et une angoisse perpétuelle la famille essaye de vaincre les éléments pour survivre. Et enfin sur le monticule de terre comment le trio resté sur place tente de gérer l’attente dans une angoisse grandissante.
Sandrine Collette nous fait plonger dans une atmosphère post-apocalyptique, dans un monde où l’eau a pris le pouvoir, où les éléments se déchainent et où l’être humain se voit réduit à des choix terribles pour sa conservation.

Elle décrit avec brio l’angoisse, la violence des éléments, la douleur, le chagrin, l’âpreté de tout ce que subit cette famille. Elle nous montre aussi à quel point la vie, le bonheur sont fragiles et précieux.

Ce livre est à la fois  terrifiant, angoissant, surprenant et l’écriture de l’auteur tout en sobriété et réalisme nous plonge dans un océan de tourmente.

« elle est comme un petit poisson que le courant roule à l’infini vers la plage et qui finit par renoncer au large, se laissant échouer sur le sable où le manque d’eau le condamne, et qui écoute sa respiration s’affaiblir puis s’éteindre, quelques instants, un deux trois....»



jeudi 22 février 2018

Shades of shadows - V.E. Schwab

Lu en : V.F.
Traduction : Sarah Dali
Résumé : Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l'âme. Le premier, gris, est le nôtre. Le second, rouge, déborde de magie. Dans le troisième, blanc, elle s'est faite rare, et dans le dernier, noir, elle a tout dévoré. Quatre mois ont passé depuis qu'un talisman maléfique est tombé entre les mains de Kell, depuis que le corps de son ennemi a été expédié dans le Londres noir en compagnie du joyau. Lila s'en est allée. Sans mot dire, au bout de trois jours d'épreuves inimaginables, elle a abandonné là Kell, sur un quai du Londres rouge, pour partir explorer le monde. Depuis, le jeune homme est assailli de rêves menaçants, dont il ne se réveille que pour penser à elle. La capitale bouillonne de fièvre car dans quelques jours commencent les Jeux des éléments, une compétition qui réunit les meilleurs magiciens de trois royaumes voisins, souvent en guerre par le passé. En prévision de l'événement, un navire à la réputation légendaire se rapproche d'ailleurs de la cité, ramenant de vieux amis à terre. Mais pendant ce temps, un autre Londres se réveille et revient petit à petit à la vie. Or rien ne peut venir bouleverser l'équilibre de la magie : pour qu'une ville prospère, une autre doit forcément décliner…


Chronique : Le premier tome avait été une très belle découverte, le deuxième tome continue sur cette belle lancée !

L'univers de Shades of Magic est tellement original, passionnant et mystérieux; V.E. Schwab nous livre une trilogie qui laisse déjà sa marque dans la littérature de l'imaginaire ! Ce second tome nous permet de suivre Lila et ses nouvelles péripéties, cette héroïne garde toujours son mordant et sa personnalité indépendante ! Kell quant à lui se prépare à un grand Tournoi tout en étant prêt à affronter les éventuelles menaces à venir.

Dès le départ j'étais heureuse de savoir qu'un Tournoi allait rythmer ce second tome, je m'imaginais une sorte de Tournoi des trois sorciers comme dans Harry Potter et la Coupe de feu, j'ai tout de suite aimé l'idée et je l'attendais avec impatience. Je pense que c'est cela qui m'a surpris : on annonce un Tournoi qui n'arrive que dans le dernier tiers du livre, je ne comprends pas le choix de l'auteure de n'utiliser cet événement que dans une dernière partie car au final les deux premiers tiers de ce tome sont assez lents.

Ainsi j'ai vraiment adoré la partie consacrée au Tournoi, c'était fluide, palpitant et notre duo préféré est enfin réuni mais j'aurais aimé que cela arrive plus tôt. Tout se précipite, se révèle au même moment et on oublie ainsi les 400 premières pages qui permettent d'une part de mettre en avant l'évolution de la personnalité des héros  et d'autre part de faire en sorte que tous les éléments soient réunis pour le dernier volume !

En définitive, une suite qui permet à mes yeux une transition entre le premier volume et le troisième; le dernier tiers de ce livre est vraiment excellent et rattrape toute la partie précédente.


mercredi 21 février 2018

Jake - Bryan Reardon

Lu en : V.F.
Traduction : Flavia Robin
Résumé : Simon Connolly est l’heureux père de deux enfants, Jake et Laney. Sa situation d’homme au foyer est pour le moins originale et Simon n'est pas toujours très à l’aise dans ce rôle. Mais, cahin-caha, la famille coule des jours paisibles… Jusqu’au matin où Doug Martin-Klein, un gamin insociable dont Jake est le seul copain, tire sur plusieurs camarades de classe avant de se donner la mort.  Les survivants et les blessés sont peu à peu évacués, mais Jake est introuvable. Et très vite soupçonné d’être le complice de Doug.  Commence alors pour Simon une véritable descente aux enfers. Comment une chose pareille a-t-elle pu arriver? Comment a-t-il pu ne rien entrevoir du drame qui se profilait? Jake est-il coupable? Où est-il passé?





Chronique : Lorsque la lecture d'un roman se mêle avec la terrible actualité, cela donne un moment très fort et percutant.

Je savais que ce livre allait m'émouvoir, le sujet est terrible et il se déroule encore malheureusement de nos jours. Une fusillade dans un lycée, des morts, des vies détruites, un coupable qui s'est suicidé et un adolescent qui a disparu... Bryan Reardon livre un roman tellement puissant, tellement émouvant que j'ai du mal à trouver les mots. Pour faire simple disons que cela faisait longtemps que je n'avais pas pleurer en lisant un roman. 

Jake mêle deux intrigues qui sont aussi importantes l'une que l'autre : nous avons le présent où une fusillade a eu lieu et un père cherche à retrouver son fils, à savoir si il a pu participer à ce massacre et si tel est le cas qu'est-ce qui a pu l'amener à commettre un tel acte ? Nous avons le passé où le père, Simon, se rappelle l'enfance de Jake, se remémore tous les instants essentiels et cherche à trouver le moment qui a pu déclencher cette tuerie. 

Tout le long du roman il y a ce doute : Jake a t-il été complice ? Si oui pourquoi ? Si non où est-il ? Qu'est-ce qui lui est arrivé ? Et alors que rien ne prouve de façon absolue sa culpabilité, les journalistes se précipitent sur le cas de cet adolescent timide et renfermé pour en faire le parfait stéréotype du tueur de masse. Et si cela ne suffisait pas, il y a aussi les voisins qui se mettent à parler, à souligner chaque moment banal pour les transformer en instant déterminant sur le développement de Jake.

J'ai été très émue durant cette lecture car l'auteur rend de façon très sincère, très crédible toutes les émotions qui traversent ce père. Un père qui a dû renoncer à sa carrière pour élever ses enfants afin que sa femme puisse continuer à être avocate, un père qui comme tout parent doute parfois de sa façon d'éduquer ses enfants, doute de lui-même, de sa propre timidité. La fin est absolument magnifique et terrible à la fois. Un instant très fort notamment qui a amené les larmes...

En définitive, Jake est un roman terrible, fort, percutant, marquant, émouvant... Je le recommande et préparez les mouchoirs...














mardi 20 février 2018

Une vie comme les autres - Hanya Yanagihara

Lu en : V.F.
Traduction : Emmanuelle Ertel
Résumé :  Épopée romanesque d’une incroyable intensité, chronique poignante de l’amitié masculine contemporaine, Une vie comme les autres interroge de manière saisissante nos dispositions à l’empathie et l’endurance de chacun à la souffrance, la sienne propre comme celle d’autrui. On y suit sur quelques dizaines d’années quatre amis de fac venus conquérir New York. Willem, l’acteur à la beauté ravageuse et ami indéfectible, JB, l’artiste peintre aussi ambitieux et talentueux qu’il peut être cruel, Malcolm, l’architecte qui attend son heure dans un prestigieux cabinet new-yorkais, et surtout Jude, le plus mystérieux d’entre eux. Au fil des années, il s’affirme comme le soleil noir de leur quatuor, celui autour duquel les relations s’approfondissent et se compliquent, cependant que leurs vies professionnelles et sociales prennent de l’ampleur.





Chronique : Voici une parution nord-américaine très importante pour cette année, un incontournable !

Une vie comme les autres fait partie de ces pavés qui sont exigeants à lire tant dans la forme que dans le fond mais qui sont aussi extrêmement importants. Je peux vous dire que ce livre laisse une trace indélébile sur le lecteur, il faut être prêt à le lire : avoir du temps certes mais aussi avoir l'esprit ouvert à cette histoire magnifique et terrible à la fois.

Ce roman est du genre à vous déchirer lentement le cœur et vous l'aimerez pour cela. Vous allez faire la connaissance d'une bande d'amis, une bande qu'on retrouve régulièrement en littérature nord-américaine mais cette fois-ci Hanya Yanagihara décide de se focaliser progressivement sur une des personnalités de ce groupe, une personnalité unique, mélancolique, triste et inoubliable : Jude.

Jude est un être vraiment mystérieux, un protagoniste qui interpelle immédiatement le lecteur et qui va l'amener à ne plus pouvoir lâcher sa lecture afin de pouvoir connaitre le fin mot de toutes ses péripéties. 

J'ai beaucoup aimé cette lecture mais je sais que c'est parce que je l'ai aussi lu au bon moment. Lisez le lorsque vous vous sentirez apte à lire un récit aussi beau mais qui est aussi pessimiste. Il y a très peu de lueur d'espoir, de lumière dans l'ensemble. C'est un roman très fort et très dur, violent et sensible; un roman qui marque.

En définitive, ce livre est vraiment sublime et je vous le conseille bien évidemment mais si possible lisez le au bon moment : lorsque vous avez du temps devant vous, que vous êtes sous le soleil et que vous pouvez juste après vous plonger dans un roman plus joyeux ou regarder un Disney...



lundi 19 février 2018

La Femme à la fenêtre - A.J. Finn

Lu en : V.F.
Traduction : Isabelle Maillet
Résumé : Séparée de son mari et de leur fille, Anna vit recluse dans sa maison de Harlem, abreuvée de merlot, de bêtabloquants et de vieux polars en noir et blanc. Quand elle ne joue pas aux échecs sur internet, elle espionne ses voisins. Surtout la famille Russell – un père, une mère et un adorable ado –, qui vient d’emménager en face. Un soir, Anna est témoin d’un crime. Mais comment convaincre la police quand on doute soi-même de sa raison ?










Chronique : Si vous suivez les sites ou journaux littéraires américains vous avez dû remarquer qu'il y a un thriller que l'on voit partout : La Femme à la fenêtre. Grâce aux éditions Presses de la cité nous avons la chance en France de découvrir ce titre quasiment en même temps que les lecteurs de la version originale !

Qu'ai-je pensé de ce titre ? Je dois avouer que j'ai été bien prise dans cette lecture, un thriller très efficace et qui rend hommage au cinéma du genre en Noir & Blanc à la Hitchcock ! Il faut un peu de temps pour que l'intrigue s'installe véritablement, le meurtre n'a lieu qu'au bout d'une centaine de pages mais cela n'empêche pas le lecteur de rentrer immédiatement dans l'histoire du fait de cette héroïne attachante mais aussi du fait des événements qui permettent d'anticiper le drame à venir.

Deux intrigues sont essentielles : il y a l'intrigue personnelle qui amène à se demander comment Anna en est arrivée à devenir agoraphobe, dépressive et presque alcoolique. J'ai deviné extrêmement vite cet aspect de l'intrigue parce que cela avait déjà été exploité dans un autre thriller. Ensuite il y a l'intrigue policière pure et dure et là j'ai trouvé qu'elle était vraiment très bien menée, on peut deviner mais on garde un doute et je trouve que le rebondissement final est bien pensé.

Certes ce titre manque d'originalité en soi : d'une part il nous rappelle beaucoup La Fille du train notamment du fait de la personnalité de l'héroïne qui a tendance à boire un peu trop souvent (cela commence à devenir une mode dans les thrillers du genre) et d'autre part parce qu'il peut rappeler des films similaires et là j'ai aimé cette idée de rendre une sorte d'hommage à ces thrillers cinématographiques.

En définitive, voici un très bon thriller qui sans renouveler le genre est d'une grande efficacité : un vrai page turner !



vendredi 16 février 2018

Warcross - Marie Lu

Lu en : V.F.
Traduction : Guillaume Fournier
Résumé :La vie est dure pour Emika, 18 ans, criblée de dettes, et qui survit comme chasseuse de primes dans les entrailles de Manhattan. Aussi, bien décidée à fuir cette réalité, la jeune femme chausse ses lunettes connectées et plonge dans l’univers fantastique du jeu en réseau le plus incroyable jamais inventé : Warcross. Mais quand elle pirate la finale du grand tournoi de l’année, elle est repérée par l’intrigant créateur du jeu : Hideo Tanaka, un jeune et beau génie dont les fans se comptent par millions. Emika sent pourtant que les intentions d’Hideo dépassent le cadre de Warcross et pourraient bien faire vaciller la frontière fragile entre réel et virtuel…







Chronique : Marie Lu est pour moi la plus grande romancière dans le genre Young Adult, alors je peux vous le dire tout de suite : Warcross est un coup de cœur !

Cette romancière est capable de maitriser tous les genres, tous les univers : dystopie, fantasy, anticipation, thriller... Elle est la reine du genre, tous ses romans sont excellents, tous ses romans sont percutants, inoubliables, émouvants. Je dois avouer qu'en lisant la quatrième de couverture de Warcross je n'étais pas immédiatement attirée par l'intrigue, mais je savais que je pouvais avoir confiance en Marie Lu pour créer un monde riche et original. J'ai eu raison : Warcross est génial !

Ce livre permet de comprendre parfaitement pourquoi j'aime tellement cette auteure. Tout d'abord elle réussit à forger des personnages très attachants et complexes  dans un genre où les protagonistes ont trop souvent tendance à se ressembler. Avec Warcross il y a cette étincelle en plus qui fait d'Emika une héroïne unique et de Hideo Tanaka un personnage très intriguant, mystérieux et attirant. Ce sont deux protagonistes principaux qu'on ne peut oublier, à qui on s'attache très rapidement et dès lors on se sent personnellement impliquer dans leurs péripéties.

Ensuite Marie Lu imprègne ses univers d'une grande maturité. Il y a toujours des rebondissements inattendus, elle  n'hésite pas à amener des situations extrêmes, à pousser ses personnages dans leurs derniers retranchements, à mettre en place des dénouements qui déchirent le cœur du lecteur. Elle mène son intrigue jusqu'au final parfait. Tout le développement est aussi passionnant puisqu'elle réussit d'une part à enchaîner les moments d'action mais aussi à dépeindre son univers.

En définitive, je n'attends qu'une seule chose: la suite ! Foncez en librairie pour découvrir Marie Lu et Warcross !


jeudi 15 février 2018

Emma dans la nuit - Wendy Walker

Lu en : V.F.
Traduction : Karine Lalechère
Résumé : Emma, 17 ans, et Cass, 15 ans, sont les sœurs Tanner, devenues tragiquement célèbres depuis leur inexplicable disparition. Après trois ans d’absence, Cass frappe à la porte de chez ses parents. Elle est seule. Elle raconte comment sa sœur et elle ont été victimes d’un enlèvement puis retenues captives sur une mystérieuse île. Emma y serait toujours. Mais la psychiatre qui suit cette affaire, le Dr Abigail Winter, doute de sa version des faits et s’intéresse de plus près aux Tanner. Elle finit par découvrir, sous le vernis des apparences, une famille dysfonctionnelle régentée par une mère narcissique. Que s’est-il réellement passé trois ans auparavant ? Cass dit-elle toute la vérité ?






Chronique : Après le très bon Tout n'est pas perdu, Wendy Walker revient avec un thriller tout aussi efficace !

Sonatine a le don de trouver les futurs grands maitres du thriller psychologique, après Gillian Flynn, après Paula Hawkins, après Céleste Ng; il y a à présent Wendy Walker. Son deuxième roman démontre qu'elle fait partie de cette troupe d'élites du genre ! Emma dans la nuit est un thriller très bien mené et qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière page.

Le doute. C'est le doute persistant, omniprésent qui fait la qualité de ces thrillers. On pense savoir, on croit deviner mais on doute toujours. Qu'est-il arriver à Emma ? Qu'est-il arriver à sa sœur qui revient des années plus tard chez sa mère ? Qu'est-il en train de se jouer à présent ? Ce sont les questions que se posent le Dr Abigail Winter mais aussi le lecteur. Vous n'aurez vos réponses qu'après la dernière page tournée...

J'ai fait des spéculations, j'ai vu juste. En réalité Wendy Walker tisse sa toile avec talent car même si on devine ce qui a pu se dérouler, on est tout de même surpris par d'autres aspects de l'histoire. J'ai trouvé cette lecture très prenante mais aussi émouvante. J'ai trouvé le personnage de Cass attachant et ce notamment au travers de son combat pour faire retrouver sa sœur, de cet amour inconditionnel malgré tout ce qui a pu se passer (ou pas ?). À vous de le découvrir...

La fin est véritablement belle parce qu'elle apporte une mise en perspective de cette histoire. En réalité si le doute fait la qualité de ces thrillers, il faut y ajouter cette capacité à apporter des émotions puissantes, des leçons de vie, des personnages (féminins) brisés mais forts. Ce sont des thrillers qui transcendent le genre.

En définitive, je vous recommande ce thriller psychologique qui a su me surprendre et m'émouvoir.



mercredi 14 février 2018

Âmes soeurs - John Marrs

Lu en : V.F.
Traduction : David Fauquemberg
Résumé : …MÊME LES ÂMES SŒURS ONT LEUR CÔTÉ OBSCUR. ET LEURS SECRETS PEUVENT S’AVÉRER MORTELS. Un simple test ADN suffit désormais pour vous permettre de trouver celui ou celle qui partage avec vous  » le  » gêne, celui qui indique que vous êtes faits l’un pour l’autre. Dans le monde entier, des millions d’individus passent le test. Parmi eux, Jade, Mandy, Nick, Christopher et Ellis. Chacun croit avoir enfin trouvé son Binôme, le grand amour qui l’accompagnera jusqu’à la fin de ses jours. Sans se douter qu’un piège vient de se refermer sur eux et que pour certains, la fin arrivera beaucoup plus vite que prévu. Car les assassins aussi ont une âme sœur….








Chronique : Il y a des fois des surprises vraiment inattendues, des lectures qu'on pensait apprécier sans plus pour au final tomber sur une lecture marquante. Voici Âmes sœurs, un thriller d'une très grande originalité !

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre. ADORÉ ! Il est tout simplement fascinant mais aussi unique en son genre ! La comparaison avec Black Mirror et Sense8 en quatrième de couverture prend tout son sens car nous sommes en présence d'un livre d'anticipation, qui touche aussi au thriller mais qui se concentre aussi sur les émotions de ses personnages, sur les intrigues amoureuses, etc. 

Pourquoi ce livre est aussi excellent ? Tout d'abord j'ai adoré le fait de suivre plusieurs intrigues, de suivre les récits de différents personnages, tous liés par ce test ADN qui va amener la découverte d'une âme soeur. Le risque d'un "roman choral" repose sur le fait que le lecteur ne s'intéresse qu'à certaines intrigues, certains protagonistes mais pas à toutes et à tous. Ici j'ai aimé suivre chaque personnage, ils sont tous uniques. Ils ont tous une histoire passionnante.

À côté des personnages, il faut souligner l'aspect terriblement addictif de ce livre. On ne peut pas le lâcher (je l'ai commencé à 23h et je l'ai terminé à 2h du matin!!). Les chapitres sont courts, percutants, avec des rebondissements à chaque fois, on veut savoir ce qui se déroule pour chaque protagoniste, on a peur du dénouement, on a peur de connaître la vérité.

Enfin ce livre est ORIGINAL. Je n'ai pas souvenir d'avoir lu un thriller comme celui-ci et je croise les doigts pour une adaptation en série T.V. car c'est un roman qui peut parfaitement être transposé en scénario. 

En définitive, un thriller qui fait preuve de toutes les qualités que je recherche dans ce genre (des personnages attachants, une intrigue addictive, un dénouement surprenant) et qui en plus est original, est absolument incontournable.
 

 

mardi 13 février 2018

Sans lendemain - Jake Hinkson

Lu en : V.F.
Traduction : Sophie Aslanides
Résumé : Billie Dixon sillonne les États-Unis des années 1940, s’efforçant de vendre des films dans les salles de cinémas des petites villes du Midwest. Elle apprécie son boulot et le contact avec les clients. Jusqu’à ce que dans un bled paumé de l’Arkansas, un prédicateur fanatique s’en prenne à elle, bien décidé à bouter hors de la ville tout ce qui ressemble à du cinéma. Billie aimerait bien le convaincre de changer d’avis, mais les choses se compliquent encore lorsqu’elle commence à se sentir attirée par Amberly, l’épouse du pasteur. Un désir qui va la conduire à s’emmêler dans un filet de mensonges et de supercheries, jusqu’à l’inévitable point de non-retour.







Chronique : Après l'excellent L'Enfer de Church Street, après l'émouvant L'Homme posthume, voici le troisième roman de Jake Hinkson : Sans lendemain !

Voilà un roman noir qui fait hommage au cinéma du genre, dès les premières pages on s'imagine la réalisation, les acteurs, la musique... Tout est en place pour une aventure sans retour, sans lendemain, sans espoir ? Je dois avouer que Jake Hinkson arrive à me surprendre à chaque fois, on pense savoir vers où il souhaite mener l'intrigue pour au final opérer un virage à 180° et foncer sur la route sans regarder en arrière.

Sans lendemain c'est l'histoire d'une femme qui doit faire face aux mœurs de son époque, qui doit faire face aux machos, qui doit faire face à un quotidien des plus déprimants. Le personnage de Billie est assez atypique, je n'ai jamais réussi à savoir si je l'appréciais pour sa franchise ou si je la détestais pour son égocentrisme. Est-ce une façon de se protéger, de ne pas s'attacher ou est-ce un trait de caractère qui l'amène à ne pas faire attention aux gens qui l'entourent ? Le lecteur va se poser la question tout le long de cette lecture et notamment lorsqu'il va être le témoin des choix peu conventionnels de cette anti-héroïne.

Pour ma part j'ai aimé l'ambiance inhérente à ce roman, les descriptions de ce bled paumé de l'Arkansas où les drames vont s'enchaîner jusqu'au dénouement percutant et très inattendu. Si je dois retenir un élément de ce livre : la personnalité forte, sincère et émouvante de Lucy Harington, une sacrée femme...

En définitive, une très bonne lecture du genre, très originale dans le final et très addictive dans l'ensemble.